Montréal – L’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM) accueille avec enthousiasme la Stratégie québécoise de l’audiovisuel 2026-2031, dévoilée aujourd’hui par la première ministre du Québec Christine Fréchette, en compagnie du ministre de la Culture Mathieu Lacombe, de Louise Lantagne de la SODEC et de Hugues Sweeney de Télé-Québec.
Cette stratégie, qui constitue l’aboutissement de la réponse du gouvernement actuel aux recommandations du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec (GTAAQ), investira 609,6 M$ sur 5 ans et se décline en deux phases. L’APEM se réjouit particulièrement de l’inclusion dans la première phase (2026-2028) d’un investissement de 1,25 M$ à la SODEC pour des incitatifs visant une plus grande présence de la musique québécoise dans nos productions audiovisuelles.
« On est très heureux que cette stratégie reconnaisse l’importance de la musique dans nos productions audiovisuelles, et qu’on investisse pour encourager son intégration. Avoir plus de musique québécoise dans nos productions audiovisuelles va nous permettre de déployer davantage de stratégies de promotion croisée, qui ont un potentiel sous-exploité pour rejoindre les publics » affirme Jérôme Payette, directeur général de l’APEM.
D’une manière générale, l’APEM se réjouit de constater que le rapport du GTAAQ n’ait pas été tabletté et que la stratégie soit ambitieuse. Déployée en deux phases, la stratégie est articulée autour de quatre grands axes, 1) renforcer le lien avec les publics; 2) adapter l’offre aux nouvelles pratiques d’écoute; 3) affirmer la souveraineté culturelle du Québec; et 4) assurer la pérennité, l’adaptabilité ainsi que la vitalité économique de l’écosystème. La première phase (2026-2028) contient des investissements et poursuit la transformation de Télé-Québec, qui aura la jeunesse comme boussole et la technologie comme moyen de croissance des auditoires. La deuxième phase (2028-2031) s’attaque à des transformations plus structurelles, notamment législatives, réglementaires et fiscales.
L’APEM suivra de près les nombreux chantiers découlant de cette stratégie, incluant la volonté de garantir un accès durable aux œuvres de notre patrimoine audiovisuel, les discussions sur l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, et la révision du régime d’aide fiscale à l’industrie audiovisuelle, qui avait aussi été annoncée lors du dernier budget. Rappelons que l’APEM a signé cette lettre ouverte demandant de miser sur la musique dans la Stratégie québécoise de l’audiovisuel, et avait participé aux consultations ayant mené au rapport du GTAAQ, qui reconnaît l’importance de la promotion croisée musique-audiovisuel.
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