MONTRÉAL – L’Association des professionnels de l’édition musicale (APEM) accueille de manière mitigée l’annonce du gouvernement fédéral, qui investit des sommes importantes dans les secteurs audio et audiovisuel, mais ordonne au CRTC de réviser ses décisions sur les contributions financières des plateformes à notre culture, alors que les États-Unis ont identifié cet enjeu comme un irritant commercial.
« Les investissements sont bienvenus, mais le gouvernement aurait pu soutenir les secteurs de l’audio et de l’audiovisuel, sans demander au CRTC de réviser ses décisions. Cette demande envoie un signal préoccupant pour notre souveraineté culturelle, alors que le régulateur n’a pas terminé de mettre à jour le cadre réglementaire applicable aux plateformes » affirme Jérôme Payette, directeur général de l’APEM.
Le financement va apporter un baume réel au secteur de la musique, qui navigue dans un environnement difficile et en constante évolution, sans cadre réglementaire adapté à la réalité d’aujourd’hui. Les investissements du gouvernement surviennent alors que les plateformes contestent devant les tribunaux les décisions du CRTC les obligeant à contribuer financièrement à notre culture, au même titre que les entreprises canadiennes.
L’annonce du gouvernement fédéral n’impacte heureusement pas la réglementation du CRTC sur la mise en valeur et la découvrabilité de notre musique. Le 21 mai, le régulateur a mis en place les bases d’un cadre de découvrabilité, et une importante décision sur la réglementation des entreprises audio est attendue prochainement. « Notre régulateur dispose de tous les moyens pour rendre des décisions audacieuses, qui font contribuer l’ensemble des entreprises à notre culture, comme le lui demande la Loi sur la radiodiffusion. Il faut le laisser mettre en place un cadre équitable, prévisible et évolutif. » affirme Jérôme Payette, directeur général de l’APEM.
L’APEM suivra ce dossier de près et entend participer aux consultations découlant de l’annonce d’aujourd’hui.
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